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20-04-2001 |
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Son parcours a évolué un peu par hasard, explique-t-il.
" Jai commencé en 1976. Je travaillais dans
une toute petite station de la Chartreuse, qui sappelle le
Col du Coq, qui ne doit plus fonctionner aujourdhui. Cétait
un période de standby par rapport à lécole.
" Durant cette période il travaillait les mercredis,
samedis, et dimanches, ainsi que les vacances en station. Après
un certain temps il reprit des études de conducteur de travaux
en génie civil. " Ensuite je me suis trouvé
comme tous les bons français au chômage. Ce qui ma
permis en sortant de larmée de reprendre le ski et
de passer le diplôme, présenté par la station
du col du coq, dans laquelle javais travaillé sept
ou huit ans auparavant. "
Vue sur le domaine de L'Alpe d`Huez " Donc je suis arrivé un peu par hasard. Mais je suis resté. "
En quoi consiste exactement le travail
dun pisteur/secouriste ? " Il y a la partie prévention sur le domaine skiable. La deuxième partie cest le secours, quand la prévention na pas fonctionné. Et puis la partie la plus importante, et beaucoup plus théorique, cest linformation. " " Donc dans un service des pistes il y a plusieurs activités. Il y a les pisteurs, les chauffeurs dengins (le damage), et depuis une dizaine dannées il y a les nivoculteurs, les gens qui soccupent de la fabrication de neige à partir dusines, là où le manque de neige au début (ou à la fin) de saison se fait sentir. Ensuite il y a toute la partie balisage, par les pisteurs, la surveillance du domaine et la mise en sécurité météo et avalanches. "
La
connaissance de la montagne et des dangers, en particulier les avalanches,
progresse ; peut-on garantir à 100 pour cent la sécurité
sur les pistes ? " Il y a toute une partie quon peut gérer puisquon a une connaissance en matière dévolution du manteau neigeux et en matière de stabilité. Mais il y a des moments où on se pose des questions : ce matin, est-ce quon ouvre ou on nouvre pas ? Et dans ces moments là, ce nest pas la science qui prend la décision, mais des hommes. "
Ce sont les skieurs eux-mêmes qui
constituent le plus grand risque ?
Est-ce
que vous pensez que la popularité du free ride rend les skieurs
hors-pistes plus responsable ? " Les rideurs professionnels font des films, font des photos spectaculaires pour les sponsors. Après, monsieur tout le monde voit ça sur vidéo ou dans un magazine et il se dit quil peut faire pareil, surtout quil possède les mêmes skis. Mais il na ni les compétences, ni la technique, ni le mental. Et cest là quil se fait mal. Il faut le dire. Ce nest pas les bons quon récupère. Ils ont un appui qui est minime et ils ne vont pas chatouiller les ancrages des avalanches. "
Les pisteurs/secouristes déclenchent
des avalanches et sauvent des skieurs qui sont en danger ou qui
ont eu un accident. Trouvez-vous que cest un travail dangereux
?
Texte:
Onno Bosch |
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